Facteurs immunologiques dans la genèse du paludisme d’hospitalisation |
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Immunologicals factors in the origin of the paludism of hospitalization |
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Référence |
Wade KA, Niang B, Diatta B. Facteurs immunologiques dans la genèse du paludisme d’hospitalisation. Webanesthésie 2008;2:08045. |
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Résumé |
L’hospitalisation en réanimation de patients présentant des pathologies graves se complique souvent d’une fièvre avec goutte épaisse positive. En l’absence de toute étiologie pouvant expliquer ce paludisme (transfusion, réinfestation pendant l’hospitalisation), l’hypothèse retenue serait une baisse de l’immunité à l’origine d’un paludisme de reviviscence chez ces patients porteurs chroniques asymptomatiques. Les auteurs, partant du fait que le Plasmodium falciparum ne reste pas dans le foie à l’état d’hypnozoïtes, ont évalué dans une étude prospective à propos de 12 observations, dont 2 témoins, le rôle de la cascade de réactions inflammatoires engendrée par les grandes pathologies de réanimation par le dosage des interleukines 6 (IL6), 10 (IL10) et du rapport IL6/IL10. Ils ont aussi observé la réponse immunologique des patients par le dosage des immunoglobulines M (IgM), et G (IgG), la protéine circum sporozoïte et le glycosyl phosphatidylinositol spécifique du Plasmodium falciparum, etce afin de mettre en exergue le rôle de l’immunité dans la survenue du paludisme maladie chez les porteurs sains.
Le délai moyen d’apparition d’une goutte épaisse positive à trophozoïtes de P. falciparum était de 4 jours après l’hospitalisation (extrêmes : 2 et 7 jours).
Les taux de cytokines étaient élevés chez tous les malades à l’entrée. Le taux des IgM témoignant d’une infection récente était beaucoup plus important que celui des IgG, reflétant l’infestation chronique (p = 0,01).
La mortalité était de 40 % et le pronostic des malades semble être corrélé au rapport IL6/IL10 et aux réponses anti-protéine circum sporozoïtes et anti-glucosyl phosphatidylinositol de P. falciparum. |
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Summary |
Admission of severe patients in intensive care unit (ICU) is often complicated by the occurrence of fever associated with a positive thick drop. Because of the total lack of any clear aetiology that could explain the occurrence of such a paludism (i.e. blood cells transfusion, re-infestation during the course of hospitalization), the hypothesis usually proposed refers to a decrease in immunity, leading to a reviviscence paludism in these chronic asymptomatic carriers. In the present study, the authors prospectively assessed the relationship between an altered immunity and the development of reviviscence paludism in asymptomatic carriers, by measuring the interleukin (IL) 6, and IL10 levels as well as the IL6/IL10 ratio, in 10 ICU patients infected by Plasmodium falciparum and in 2 control patients. Immunoglobulin (Ig) M and IgG levels, circum sporozoite protein (CSP), and specific glycosyl phosphatidylinositol of P. falciparum were also measured. Mean time to develop a positive thick drop for trophozoites of P. falciparum following hospitalization was 4 days (extremes: 2-7 days). All patients presented with increased cytokine levels at admission. IgM levels, witnessing a recent infection, were higher compared with IgG levels (p = 0.01). Mortality was 40%. Further, patients outcome were correlated with the IL6/IL10 ratio and with the answer to anti-circum sporozoite protein and anti-glycosyl phosphatidylinositol of P. falciparum. |
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Mots-clés |
paludisme, Plasmodium falciparum, hospitalisation, facteurs immunologiques |
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Keywords |
paludism, Plasmodium falciparum, hospitalization, immunological factors |
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