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Accueil > Sommaire du n° 2, Vol. 2, 2008 > Douleur > Prise en charge de la douleur postopératoire chez le sujet âgé non communicant

Webanesthésie 2008;2:08020

Auteur : Anissa Belbachir
Service d’anesthésie-réanimation, hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul, Paris

Prise en charge de la douleur postopératoire chez le sujet âgé non communicant

Pain care in non-communicating elderly people

Référence

Belbachir A. Prise en charge de la douleur postopératoire chez le sujet âgé non communicant. Webanesthésie 2008;2:08020.

Résumé

La douleur du sujet âgé fait encore l’objet de nombreux préjugés conduisant trop fréquemment à sa sous-évaluation et à son sous-traitement. La raison en est qu’il existe un manque de connaissances et de reconnaissance de la douleur et de ses spécificités gériatriques. L’expression de cette douleur est parfois trompeuse chez les patients à la cognition altérée (cris, gémissements, agitation, anorexie, mutisme, agressivité…) et fait souvent évoquer une autre étiologie qu’une situation algique. Très souvent, les troubles du comportement sont attribués à la maladie démentielle elle-même.
La perception d’une douleur aiguë ne semble pas modifiée par rapport à un trouble cognitif mais l’atteinte de la composante émotionnelle perturbe la perception d’une douleur chronique. Lorsque l’auto- évaluation devient impossible, l’hétéro-évaluation devient nécessaire.
Les caractéristiques pharmacologiques du sujet âgé impliquent une adaptation thérapeutique : nécessité de diminuer les doses de 30 à 50 %, titration, ajustement initial et réajustement des posologies.

 

Summary

Many perceptions exist regarding pain in the elderly that often lead to underestimation and suboptimal care. This likely results from insufficient knowledge and awareness of geriatric pain specificities. Cognitive defects may affect the ability to communicate, and pain finds expression in potentially misleading manifestations (screams, moans, agitation, anorexia, mutism, agressivity). Such findings often are restrictively quoted as signs of dementia, not as pain manifestations per se.
Acute pain perception does not seem to be altered by cognitive impairment, but changes in the emotional component disturb chronic pain perception. Observational scales become necessary when self-assessment is not feasible.
Aging causes physiological changes that alter the pharmacokinetics and pharmacodynamics of analgesics. Pharmacological management imply prudent therapeutic adjustments.

 

Mots-clés

sujets âgés non communicants, déficit cognitif, douleur aiguë, évaluation
 

Keywords

non communicating elderly people, cognitive impairment, acute pain, pain behavior, painkillers, assessment


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