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Interview des auteurs du Guide pratique d’anesthésie locorégionale pédiatrique : clinique et échographie, à l’occasion de sa parution (Arnette, février 2011) |
Auteurs : Sylvie Combet, Mathilde De Queiroz Siqueira et Frédéric Duflo |
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Ce Guide pratique vient-il combler un manque et répondre à un besoin concret des anesthésistes qui prennent en charge des enfants ?
Ce livre est le premier en langue française qui concerne l’anesthésie locorégionale (ALR) de l’enfant depuis bien longtemps. Or l’ALR a connu un développement extraordinaire au cours des deux dernières décennies, avec l’arrivée de nouvelles techniques, de nouveaux anesthésiques locaux, de nouveaux matériels, de nouvelles indications. Il paraissait donc indispensable de regrouper ces informations dans un guide à vocation totalement pratique, destiné aux anesthésistes pédiatres, aux étudiants en anesthésie et à tous nos très nombreux confrères qui endorment régulièrement des enfants sans que cela soit leur activité principale. Les techniques, posologies et protocoles sont ainsi présentés avec ou sans échographie, pour pouvoir bénéficier à tous quelles que soient les conditions d’exercice.
Quelles sont les particularités de l’anesthésie locorégionale pédiatrique ? Vous insistez dans le livre sur la formation spécifique nécessaire à cette pratique… |
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La grande spécificité de l’ALR chez l’enfant est qu’elle est pratiquement toujours associée à une anesthésie générale. Ce qui va déterminer d’une part, bien sûr, des techniques un peu différentes de celles l’adulte et, d’autre part, une approche très pragmatique, l’ALR devant présenter un intérêt propre pour le patient, autre que celui « d’éviter l’anesthésie générale ». Par ailleurs, certaines ALR ne se font que chez l’enfant (anesthésie péridurale caudale par exemple).
Un mot de l’échographie qui est le second thème important développé dans l’ouvrage ?
L’échographie a permis de transformer une approche « aveugle » de l’ALR en gestes réalisés sous contrôle de la vue, donc avec une sécurité maximum et une minimisation des posologies employées. Cette diminution des doses est particulièrement bénéfique chez le jeune enfant aux systèmes enzymatiques parfois immatures. Par ailleurs l’enfant, du fait de la richesse aqueuse de ses tissus, des faibles profondeurs auxquelles se situent les nerfs cibles et de l’excellente diffusion des injectats, se trouve être un candidat idéal pour l’approche échographique.
Quelle évolution connaît la prise en charge de l’enfant ? Que préconisent les recommandations d’experts ?
La durée d’hospitalisation de l’enfant est de plus en plus courte, avec un important développement de l’anesthésie ambulatoire. Il est donc particulièrement important de réaliser des analgésies postopératoires très efficaces, sûres mais aussi dépourvues d’effets secondaires gênants comme on peut en rencontrer avec les morphiniques. L’ALR remplit toutes ces conditions et, pour toutes ces raisons, elle est recommandée par les experts pour la prise en charge de la douleur postopératoire de l’enfant, en première intention.
Propos recueillis par Emmanuelle Lionnet, février 2011. |
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| Mise en ligne février 2011 |
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