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Source : AFSSAPS

Médicaments et conduite automobile

De nombreux médicaments ont un retentissement avéré sur les capacités de conduite d’un véhicule. D’après les données de la littérature, une exposition à un médicament potentiellement dangereux est retrouvée chez environ 10 % des accidentés de la route. La part des accidents attribuables à la prise de médicaments est toutefois difficile à déterminer précisément. Les hypnotiques et les anxiolytiques (en particulier les benzodiazépines) sont les substances les plus fréquemment retrouvées. Cependant, peu d’autres classes pharmacothérapeutiques ont été étudiées. Dans le cadre du programme d’actions défini par le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), le Directeur Général de la Santé a chargé l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), en 2003, d’élaborer une classification, en trois niveaux de risque, des médicaments susceptibles d’altérer les capacités de conduite, rejoignant en cela les recommandations de l’Académie nationale de médecine. Pour ce faire, l’Afssaps s’est appuyée sur les travaux d’un groupe d’experts comprenant à la fois des spécialistes des différents domaines de la pharmacologie (pharmacocinétique, toxicologie, pharmacovigilance) et des disciplines cliniques directement concernées par l’accidentologie (neurologie, ophtalmologie, cardiologie, expertise judiciaire…).

En mars 2009, l’Afssaps a actualisé cette mise au point, qui concerne également les effets des médicaments sur les capacités à conduire tous types de véhicules (motorisés ou non), à utiliser des machines (y compris lors d’usage domestique ou des loisirs) et à exécuter des tâches nécessitant attention et précision.

Mise au point

Médicaments et conduite automobile (2045 ko)

 
Mise en ligne avril 2009